Sandrine Diard

Très tôt, l’action collective m’a inspirée, m’a appris, m’a fait évoluer.
Très vite, je me suis agacée d’entendre que la réussite d’un projet tenait à la responsabilité de son leader.
Aujourd’hui, je suis convaincue que le plus important n’est pas le résultat mais le processus vivant du collectif. Je crois qu’en agissant à son niveau, en s’engageant au mieux, selon ses possibilités et ses envies de changement, nous contribuons à diffuser des idées, à les réaliser.
Et je crois que nous pouvons prendre du plaisir à faire ensemble !

J’ai débuté dans l’Est de Paris, les dalles et les tours du 93.
Impliquée dans les mouvements d’éducation populaire (Pionniers de France, CLAJ, CEMEA), puis étudiante en urbanisme, j’ai planché sur les conditions de transformation des territoires désindustrialisés, délaissés et en friche.
Ensuite, création et coordination de projets collectifs – La Maison des Métallos (Paris 11e) – le dispositif de concertation de la ZAC Paris Rive Gauche – j’ai vu la nécessité d’un socle commun d’informations pour décider collectivement.
Puis un formidable support d’apprentissage, la médiation : construire des dispositifs pédagogiques, artistiques, scientifiques pour appréhender des objets complexes et les partager dans l’espace public.
En 2011, j’ai choisi avec ma petite famille de vivre à la campagne et rejoint un groupe très actif de villageois à Najac (12).
Un poste d’accompagnatrice de projets dans la SCOP Ozon m’a permis de participer à des démarches de coopération pour entreprendre autrement.

Un accident de la vie. J’ai tout lâché et choisi un lieu collectif, en recherche d’autonomie alimentaire et énergétique. J’ai appris que ma vie dépendait du travail des mains, des saisons, des plantes et des bêtes, de toutes choses et tous êtres qui ne sont, selon les propres dires de Thoreau, que «l’envers de ce qui est au-dedans de nous».

Aujourd’hui, je voudrais poursuivre l’exploration de nouveaux territoires, en cherchant toujours ce qui nous unit et nous nourrit. Avec la conviction que l’intelligence collective reste l’épice essentielle pour que tout soit possible !

 « Penser l’impossible pour saisir le champ du possible. »
H. Lefèbvre et Burgel, philosophe et géographes


Philippe Maziers

Informaticien d’édition.
Photographe de la nuit bruxelloise et autres lignes de fuite de 1985 à 1995.
Clown depuis 1995, formé à l’école et à la pédagogie du Bataclown,
au travail de la voix avec le Roy Hart Théâtre,
à l’expressivité du sensible pendant 3 ans auprès de la Compagnie du Passeur.
Expériences dans le spectacle, l’intervention sociale du clown (conférences, débats, spectacles, manifestations diverses, clown d’accompagnement en maison de retraite, etc.).
Animation de stages et ateliers clown pour divers publics d’âge multiple.
Membre co-fondateur de “la Fanfare d’à Côté”, collectif musical improbable, anarchique et bien vivant depuis 2000.
Sensibilisé à l’animation de prise de décision collective (collectifs, association, entreprise,…) par diverses méthodes, à travers diverses mouvances (éducation populaire, holacratie, sociocratie, CNV, … ).
Animateur en perpétuelle formation continue et permanente…

« Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin. » proverbe africain



Caroline Vilmot

Après une formation passionnante mais froide sur les bancs de la fac d’éco, j’ai tissé mes premières expériences vivantes entre voyages et missions locales au sein de « l’éducation populaire ».
Dans l’accompagnement des primo-arrivants, l’animation d’ateliers artistiques auprès d’adolescents ou encore dans la gestion de conflits de voisinage dans les quartiers Nord marseillais, je découvrais la force de l’entraide.
Le tutorat de volontaires internationaux révélait mes deux domaines de prédilection : l’interculturalité et le « faire-ensemble », l’apprentissage de la diversité en action.
J’ai ressenti le besoin de me former au théâtre pour offrir une place à l’expression corporelle dans nos échanges et nos luttes. J’ai dès lors pu proposé un atelier auprès des migrants du CAO de mon village.
J’ai par la suite rencontré la puissance du théâtre de l’opprimé au sein d’une formation renversante : « Laboratoire de transformation sociale » auprès de l’association l’Escargot Migrateur.

 

« Dès qu’un homme se saisit comme libre et veut user de sa liberté, (…) son activité est de jeu. »
Jean-Paul Sartre


Boris Prat

Fasciné par la vie et son lumineux déploiement en nous et partout autour, énervé et triste des violences tragiques ou des dominations répétées, j’explore les outils du sensible et du tendre : le corps, la parole, la communication, le faire ensemble autrement.
Je crois que c’est dans ma vie de père et grâce à mes enfants, que mes schémas conventionnels se sont fissurés en premier : la violence éducative ordinaire encore si prégnante dans notre société m’a frappé en plein cœur et révélé le peu de place laissé à la singularité de chaque être, dans la relation à soi et aux autres.
Des approches
– psychologiques comme La Communication NonViolente, la psychologie positive, la méditation ;
– corporelles ou artistiques comme le yoga, le massage, la danse contact improvisation ;
m’ont ouvert depuis 5 ans des horizons passionnants. Elles ont renouvelé en profondeur ma vision de l’humain et de ses connexions avec ce/ceux qui l’entourent.
Après 20 ans d’aventures dans l’économie sociale et solidaire, la formation et l’accompagnement socio-professionnel des adultes, centrées sur les questions d’apprentissage, de projet professionnel, de coopération et de travail collectif, je reviens vers une dimension plus personnelle, à la croisée de ma formation en biologie et en psychologie.
En quête d’une autre articulation entre les JE et les NOUS, dans la lignée de l’intériorité citoyenne dont parle Thomas d’Ansembourg et plusieurs mouvements citoyens, je construis aujourd’hui une activité transversale :

  1. Des interventions en groupe autour de la parole partagée, des émotions, des relations, de la sexualité.
  2. Des interventions dans des collectifs autour des outils d’intelligence collective et de gouvernance partagée.
  3. Une pratique individuelle d’accompagnement corporel et psychologique.

Oui ! Le personnel est politique et vice-versa. Et j’observe que nous avons besoin d’outils, de méthodes, de travailler nos postures, de bouger nos représentations. Oui, l’énergie de chacun-e peut nourrir et être nourrie de celle du groupe. Oui, l’équité et l’équivalence, les émotions et le corps, la créativité et la confiance ont leur place dans nos collectifs !

« Nous ne sommes pas appelés à nous tolérer les uns les autres, mais à nous rencontrer. » (Christiane Singer)


Françoise Serres

Nourrir le lien à soi, à l’autre pour se situer, comprendre et agir, me paraît une magnifique voie de passage pour se déployer et prendre sa part active ici et maintenant.

Alors je me suis formée en animation socioculturelle (BEATEP et DEFA), où le milieu de l’éducation populaire m’a accueillie et nourrie. Puis, ma période en milieu polyhandicapé et sourd m’a appris un rapport au langage sensible du corps que j’ai approfondi avec un DU de somato-psychopédagogie.

Ensuite l’accompagnement de la personne adulte et enfant en cabinet, m’a amené à me former en éducation émotionnelle et à la Communication NonViolente.

Riche de missions de direction dans différentes structures comme la maison de l’enfance, je suis aussi formatrice. Pour approfondir la co-construction dans les groupes humains, je me forme aux outils d’intelligence collective et aux outils numériques de collaboration.

J’ai fait le choix en 2011, de rejoindre une SCOP CAE, pour installer mes activités dans un collectif solidaire et créatif. J’y ai rencontré Boris, coordinateur et animateur. Le rapprochement s’est fait petit à petit, en se croisant aussi dans différents lieux de résistance joyeuse et de défense de la vie.

 

« Si nous reconnaissons à toute action un caractère formatif, elle apparaît aussi comme soignante. » (Honoré, 2003, p. 13)

 

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