Anais Surya

AL

Depuis toujours (et pour longtemps encore) passionnée par l’expression de soi dans toutes ses formes artistiques et vivantes, j’ai fait des études de théâtre dans l’idée d’utiliser l’art comme un outil thérapeutique (dans le sens de libérateur) et de lien social. Je mène alors différents ateliers auprès de jeunes de Saint-Denis ou en maison d’arrêt.
Triste et en colère de constater que l’art reste encore inaccessible au peuple, je quitte un peu dégoutée les écoles privées de théâtre et commencer à travailler dans l’éducation.  Je commence par l’animation, puis je suis assistante d’éducation, auxiliaire de vie scolaire et travaille bénévolement dans une association d’éducation populaire toulousaine : La Bénévolante.  Je découvre différents publics (de la maternelle au collège – quartiers urbains, école privée et milieu rural) et les situations de handicap.
Avec Caroline, rencontrée au sein de l’association La Bénévolante, je lis le livre « Femme désirée, Femme désirante » de Danièle Flaumenbaum. Un besoin urgent de donner place à notre parole et à celles des autres, autour des questions portant sur la sexualité, nous envahit. Nous créons alors une enquête sensible questionnant nos sexualités, que nous proposons à plusieurs personnes… puis un cercle de parole durant lequel nous rencontrons Boris. De là est né notre projet et le collectif des Corps Géantes.
Le sujet de la sexualité est maintenant pour moi le point central de mes actions, faisant converger toutes mes pratiques : sociales, culturelles et artistiques, éducatives et thérapeutiques.
J’ai toujours aimé le mot engagement, il est même l’objet de la question centrale présente depuis toujours dans mon parcours professionnel : Le théâtre, pour quoi ? Pour qui ? L’éducation, comment ? Quel est l’engagement ? Quelles sont les valeurs ?

Pour moi, parler de sexualité c’est m’engager pour l’AMOUR, l’égalité femme-homme, la liberté, créer du lien et briser les tabous, qui ont la peau dure ! Pour l’épanouissement du corps et de l’esprit, la découverte de soi, la créativité, la communication, la transmission à nos jeunes et l’avancement de notre société. Pour le plaisir et la joie, tout simplement.
Je me forme aujourd’hui en sexologie afin de pouvoir développer une véritable pratique thérapeutique et apprendre, apprendre et toujours continuer d’apprendre !

Nommer les choses, c’est leur permettre d’exister.

Boris Prat

BP

Fasciné par la vie et son lumineux déploiement en nous et partout autour, énervé et triste des violences tragiques ou des dominations répétées, j’explore les outils du sensible et du tendre : le corps, la parole, la communication, le faire ensemble autrement.
Je crois que c’est dans ma vie de père et grâce à mes enfants, que mes schémas conventionnels se sont fissurés en premier : la violence éducative ordinaire encore si prégnante dans notre société m’a frappé en plein cœur et révélé le peu de place laissé à la singularité de chaque être, dans la relation à soi et aux autres.
Des approches
– psychologiques comme La Communication NonViolente, la psychologie positive, la méditation ;
– corporelles ou artistiques comme le yoga, le massage, la danse contact improvisation ;
m’ont ouvert depuis 5 ans des horizons passionnants. Elles ont renouvelé en profondeur ma vision de l’humain et de ses connexions avec ce/ceux qui l’entourent.
Après 20 ans d’aventures dans l’économie sociale et solidaire, la formation et l’accompagnement socio-professionnel des adultes, centrées sur les questions d’apprentissage, de projet professionnel, de coopération et de travail collectif, je reviens vers une dimension plus personnelle, à la croisée de ma formation en biologie et en psychologie.
En quête d’une autre articulation entre les JE et les NOUS, dans la lignée de l’intériorité citoyenne dont parle Thomas d’Ansembourg et plusieurs mouvements citoyens, je construis aujourd’hui une activité transversale :

  1. Des interventions en groupe autour de la parole partagée, des émotions, des relations, de la sexualité.
  2. Des interventions dans des collectifs autour des outils d’intelligence collective et de gouvernance partagée.
  3. Une pratique individuelle d’accompagnement corporel et psychologique.

Sur ce chemin, je croise en 2017 Caroline et Anaïs. Je ne peux qu’être touché par leur envie d’agiter les questions autour des sexualités, avec profondeur, humour et une approche artistique.

Oui ! Parlons de cette énergie vitale par essence et de ce grand tabou, malgré l’apparente libération des mœurs ! Parlons-en pour essayer de lâcher les lourdes charges de la honte et de la performance, briser les carcans du genre et du patriarcat ! Parlons-en pour nous sentir reliés, pour retrouver le sensible, la présence et la joie !

« Nous ne sommes pas appelés à nous tolérer les uns les autres, mais à nous rencontrer. »
Christiane Singer

Caroline Vilmot

CV

Après une formation passionnante mais froide sur les bancs de la fac d’éco, j’ai tissé mes premières expériences vivantes entre voyages et missions locales au sein de « l’éducation populaire ».
Dans l’accompagnement des primo-arrivants, l’animation d’ateliers artistiques auprès d’adolescents ou encore dans la gestion de conflits de voisinage dans les quartiers Nord marseillais, je découvrais la force de l’entraide.
Le tutorat de volontaires internationaux révélait mes deux domaines de prédilection : l’interculturalité et le « faire-ensemble », l’apprentissage de la diversité en action.
J’ai ressenti le besoin de me former au théâtre pour offrir une place à l’expression corporelle dans nos échanges et nos luttes. J’ai dès lors pu proposé un atelier auprès des migrants du CAO de mon village.
J’ai par la suite rencontré la puissance du théâtre de l’opprimé au sein d’une formation renversante : « Laboratoire de transformation sociale » auprès de l’association l’Escargot Migrateur.
En 2016, alors que la vie m’offrait l’aventure d’être mère, j’ai découvert avec mon amie Anaïs, des interrogations passionnées et communes autour de la sexualité à travers des lectures partagées. Les premières enquêtes sensibles ont été crées, suivies d’un cercle de parole où nous rencontrions Boris. Le trio alors formé, l’association Les Corps Géantes, prenait vie.

La sexualité nous réunissait vers un besoin urgent de s’unir, parler, écouter, affirmer nos différences, être solidaire, créer, transmettre, rire et rêver ensemble.

« Dès qu’un homme se saisit comme libre et veut user de sa liberté, (…) son activité est de jeu. »
Jean-Paul Sartre

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